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Port-au-Prince, le 10 Juillet 2017

Monsieur le Ministre de l’Economie et des Finances,

Monsieur le Directeur Général sortant

Mesdames Messieurs les cadres,

Membres du personnel,

Chers amis,

Distingués invités,

Le serviteur de l’Etat que, je suis et que je veux rester, est invité, encore une fois, à servir. Après près de vingt (20) ans de service actif dans les Forces armées d’Haïti, j’ai successivement occupé, entre autres, les hautes fonctions de secrétaire d’Etat à la Sécurité publique, de coordonateur général de la Commission nationale de lutte contre la drogue (CONALD) et de ministre de l’Intérieur et des Collectivités territoriales.

Aujourd’hui, je reprends le collier avec plaisir comme directeur général de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC), car, je le répète, l’essentiel pour moi, ce n’est pas le niveau du poste, mais, par-dessus tout, le désir d’être au service de l’Etat et de faire partie de ce groupe de hauts fonctionnaires qui représentent la locomotive du développement national et le fer de lance du changement si longtemps attendu, et à bon droit, par nos courageux compatriotes.

Dans cet ordre d’idées, je remercie le ministre de l’Économie et des Finances, Monsieur Jude Alix Patrick SALOMON, pour les propos combien élogieux et généreux qu’il vient de tenir à mon endroit dans le cadre de cette cérémonie d’installation. Je veux remercier, de manière toute spéciale, le président de la République, Son Excellence Monsieur Jovenel MOISE, et le Premier ministre, Son Excellence Monsieur Jack Guy LAFONTANT, qui ont bien voulu signer l’arrêté me nommant à ce poste important de directeur général de l’ULCC. Mes remerciements s’adressent également à tous ceux qui ont été mes interprètes auprès de ces trois hautes autorités que j’ai eu l’honneur de citer. Je sais qu’ils sont nombreux et c’est pourquoi je me garde de prendre le risque de les désigner nommément de crainte d’en omettre certains.

Monsieur le Ministre, je veux vous assurer de ma pleine collaboration dans l’exercice de mes fonctions et je ne manquerai pas de solliciter votre appui, lorsque ce sera nécessaire, pour des décisions difficiles que j’aurai certainement à prendre dans l’exercice de mes fonctions, car le législateur ne saurait tout prévoir. J’ai toujours été un fonctionnaire loyal et honnête. La lutte contre la corruption est un travail complexe, de longue haleine, une chaine tortueuse et multicolore qui implique justement l’action concertée et séquentielle ainsi la coopération étroite de plusieurs institutions publiques, comme le CONALD, l’UCREF, la BLTS, la Cour supérieure des Comptes et du Contentieux administratif, les parquets de la République, les cabinets d’Instruction, les Tribunaux de l’ordre judiciaire et j’en passe. Le suivi, la constitution et la mise en état de certains dossiers peuvent s’étendre sur une durée parfois supérieure à celle du mandat présidentiel. Et, de plus, la discrétion est souvent de rigueur, voire obligatoire, pour la conduite de certaines enquêtes, loin des déclarations publiques intempestives et des organes de presse.

Pour avoir travaillé dans le domaine des renseignements pendant de longues années et participé à l’élaboration de certains textes législatifs y afférents, je connais l’ampleur de la besogne qui m’attend et que je devrai abattre absolument. Je suis surtout motivé par l’idée de combattre la corruption ainsi que ses manifestations sous toutes leurs formes au sein de l’administration, de contribuer ainsi à la prévention et à l’élimination progressive des actes de corruption et des infractions assimilées et de favoriser la transparence dans la gestion de la chose publique. Il importe justement à l’État de promouvoir l’honnêteté et l’intégrité dans toutes les sphères de l’administration publique afin de faire régner le climat de confiance nécessaire à l’investissement privé. Considérant que la corruption représente l’une des principales entraves au bon fonctionnement de l’État et un frein au développement économique et social du pays. Je vous l’assure, Monsieur le ministre, vous pouvez compter sur moi.

Je ne terminerai pas mes propos sans rendre un hommage mérité au directeur général sortant, Me Lionel Constant Bourgoin, un ami de longue de date ( on se connait depuis près de trente ans) avec lequel j’ai déjà eu le privilège de collaborer dans le passé et qui a accepté, avec empressement et en bon patriote, il y a un an environ, de mettre ses compétences et son savoir-faire au service de l’ULCC. Juriste de premier plan , formé en Haïti et à l’étranger, notamment en France, intelligent, modéré et réservé, il na pas eu le temps de donner toute sa mesure à ce poste important. Des professionnels de sa trempe ne courent pas les rues. C’est pourquoi, tout en saluant le travail qu’il a fait à l’ULCC et que je vais probablement continuer, je lui demande de rester en réserve de la République.

J’invite enfin le personnel de l’institution à se mettre au travail dans les minutes qui suivront cette cérémonie d’installation. Je prendrai des dispositions pour rencontrer aussitôt que possible des représentants de chaque catégorie de personnel. Je n’ai jamais organisé de chasse aux sorcières à partir des postes que j’ai occupés au cours de ma longue carrière dans l’administration publique. Ce n’est pas maintenant que je vais commencer. Toutefois, je serai en face des indisciplinés, des inconscients, des absentéistes et des mauvais agents publics, avec là en mains.