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Propos de Bienvenue

Mot du Directeur Général

De l’avis général, la corruption et les différentes formes qu’elle peut revêtir, sont dénoncées aujourd’hui comme étant un fléau. Les pratiques associées au phénomène, qu’elles concernent la sphère publique ou privée, produisent des effets dévastateurs sur le développement économique d’un pays.

Ces impacts négatifs s’étendent à d’autres domaines de la société, comme la qualité de vie, l’éducation, le fonctionnement des institutions politiques, l’Etat de droit, et nous en passons.

La véritable croisade contre la corruption – ce mal qui ronge notre société et freine notre marche vers le progrès – implique une détermination sans faille et une résistance forcenée en vue de parvenir à contenir les flots destructeurs de certaines pratiques qui violent les principes sacrés de la bonne gouvernance. La mobilisation doit être générale et amener différents types d’acteurs à collaborer pour rendre plus efficaces les efforts de la lutte anti-corruption.

Les consignes du président de la république sont claires et sans équivoque. Il faut corriger le score de l’indice de perception de la corruption en Haïti. Le Président Martelly voudrait que, d’ici à la fin de son mandat, Haïti passe de 1.8 à 4.5. C’est un défi de taille.
En 2011, avec un indice de 4.5 la Jordanie est classée en 56e position. Le Rwanda est classé en 49e position avec un indice de 5.0. Le Costa-Rica, la Lituanie, Oman et Seychelles sont classés tous en 50e position avec un indice de 4.8 (source : Indice de perception de la corruption 2011, Transparency International).

Pour y parvenir, l’ULCC doit fournir un ensemble de résultats significatifs dont les retombées permettront à l’Etat de disposer de ressources plus élevées pour fournir de meilleurs services à la population, d’investir dans les secteurs stratégiques favorisant ainsi l’investissement national et étranger, d’accroitre la confiance et la crédibilité de l’Etat haïtien dans sa mission d’assurer le développement économique du pays.

La lutte contre la corruption est l’une des grandes priorités de l’administration Martelly-Lamothe. Face aux grands défis qui nous attendent dans cette conjoncture difficile, l’espoir est palpable puisque nous sommes tous conscients de la situation critique à laquelle se trouve exposé notre pays. Il faut définitivement adopter les principes de bonne gouvernance. Il faut parvenir à ce consensus éclairé de tous les secteurs de la vie nationale en vue d’atteindre cet objectif sublime qui est de modifier l’indice de perception de la corruption en Haïti. Il nous faut également garantir le rôle de l’Etat qui est de fournir, entre autres, un environnement favorable à l’investissement privé.

Cette lutte doit être partagée et renforcée par les médias, la société civile, le parlement et la communauté internationale qui seront toujours de la liste de nos partenaires privilégiés, aux côtés des autres institutions anti-corruption de la république. La nature et l’ampleur de cette lutte requièrent indubitablement leur pleine et entière collaboration. L’ULCC compte sur le concours de chaque haïtien, ainsi que de ses partenaires internationaux afin de continuer à mettre en œuvre la stratégie nationale de lutte contre la corruption basée sur la prévention, l’éducation, le dépistage et la répression.

Le chef de l’Etat a réaffirmé sa détermination à combattre sans répit la corruption et le détournement des deniers publics. La lutte contre la corruption doit se poursuivre en s’intensifiant, sans complaisance, sans discrimination, indépendamment du statut social ou de l’appartenance politique des personnes incriminées. Personne ne pourra se considérer comme étant au-dessus des lois. Au regard des différents projets de loi sur la prévention et la répression de la corruption qui sont déjà soumis au Parlement, l’ULCC entend renforcer le cadre institutionnel et légal de la prévention et de la répression de la corruption, en assurant la promotion de la transparence dans la perception, le recouvrement et l’utilisation des recettes fiscales et douanières. Elle veillera à promouvoir la compétence et l’intégrité des cadres de l’administration publique et restera attentive aux procédures de passation des marchés publics, conformément à son mandat.
L’ULCC a le devoir d’imposer la responsabilité, la transparence, la probité et l’éthique comme principes de gestion de la chose publique, des activités économiques, commerciales et financières, en cherchant à limiter la dépravation morale généralisée, à pallier les faiblesses des institutions de l’Etat et à changer l’attitude des populations face à la corruption.

La lutte à laquelle nous sommes conviés aujourd’hui doit être celle de toute la nation, celle des femmes et des hommes de bonne volonté, soucieux de contribuer à améliorer les conditions de vie nationale, mais aussi à renverser la tendance et la perception dans un pays où la corruption est un véritable fléau.

Le Directeur général